Longévité & fatigue du marché
La fatigue de mars en tant que phénomène
La fatigue de mars (également appelée fatigue de printemps) est une période temporaire durant laquelle les personnes peuvent se sentir, au moment du passage de l’hiver au printemps, moins énergiques, plus lentes ou « pas tout à fait au mieux ». Ce n’est pas une affection uniforme et nettement délimitée, mais plutôt un ensemble de symptômes qui coïncide souvent avec des changements de lumière, de sommeil et de routine quotidienne. Dans la littérature scientifique, il existe en revanche beaucoup de connaissances sur les influences saisonnières sur le sommeil, le rythme et l’humeur, mais beaucoup moins sur la « fatigue de printemps » comme diagnostic distinct. [1]
Une distinction importante : la fatigue est un symptôme, pas un diagnostic final. En médecine générale, on travaille souvent avec l’idée de fatigue physiologique (une réponse normale à un déséquilibre entre charge et récupération) versus une fatigue compatible avec une cause médicale ou psychologique sous-jacente. La fatigue de mars, en tant que terme de travail, relève le plus souvent de la première catégorie : davantage un « besoin de récupération » qu’une « maladie ». [2]
Ce que la fatigue de mars n’est pas : ce n’est pas la même chose qu’une dépression, un burn-out ou le ME/CFS, et vous ne pouvez pas la « auto-diagnostiquer » de façon fiable sur la base d’une seule semaine de faible énergie. Si la fatigue persiste longtemps, augmente nettement, il est conseillé d’en parler avec un médecin. Les informations grand public néerlandaises soulignent également que des examens ciblés ne sont souvent pertinents que s’il existe, en plus de la fatigue, d’autres plaintes ou indices. [3] [4]
Pourquoi précisément lors des transitions saisonnières
La lumière comme « bouton de commande » biologique
Le corps humain est fortement calé sur le cycle de 24 heures. La lumière est, à cet égard, le signal externe le plus puissant (zeitgeber) qui aide notre rythme circadien à se « synchroniser » avec l’environnement. Lorsque la durée du jour, le lever du soleil et la lumière du soir changent, votre horloge biologique reçoit des informations différentes de celles de quelques semaines auparavant. Cela demande une adaptation, parfois subtile, parfois perceptible. [5]
Une nuance pratique : ce n’est pas seulement plus de lumière, mais surtout le moment de l’exposition à la lumière qui compte. Une grande revue systématique sur la lumière et le sommeil chez les adultes montre que une lumière du matin plus intense est plus souvent associé à des décalages du sommeil vers « plus tôt » et à un sommeil (subjectivement) de meilleure qualité, tandis que une lumière du soir plus intense est plus souvent associé à un décalage vers « plus tard » et à un sommeil (subjectivement) de moins bonne qualité. [6]
S’ajoute à cela que la lumière du soir et de la nuit peut supprimer la mélatonine. Des recherches sur la lumière en soirée (notamment en conditions réalistes) décrivent que la lumière du soir/de la nuit peut influencer les rythmes de mélatonine et augmenter l’état d’éveil, ce qui peut perturber la pression de sommeil si cela se produit de manière structurelle. [7]
Des schémas saisonniers dans le sommeil : discrets, mais constants
L’analyse de grands jeux de données montre que les changements saisonniers sont associés à de légers, mais statistiquement significatifs, décalages des habitudes de sommeil. Dans une vaste étude longitudinale, il est apparu qu’au printemps, les gens se réveillent en moyenne un peu plus tôt et dorment un peu moins qu’en hiver. [8] Ces différences sont généralement modestes, mais elles illustrent que notre rythme veille-sommeil est sensible aux changements de lumière du jour et aux facteurs environnementaux saisonniers.
Des données cliniques sur le sommeil décrivent également un schéma saisonnier : dans une analyse de polysomnographies issues d’une clinique du sommeil, la durée totale du sommeil était en moyenne plus élevée en hiver et plus faible au printemps. Avec des différences pouvant être de l’ordre de plusieurs dizaines de minutes entre l’hiver et le printemps/début d’été. La population étudiée est spécifique ; ce n’est donc pas transposable tel quel à « tout le monde », mais cela soutient l’idée que le printemps peut être une période de décalage du sommeil. [9]
Chronotype et sensibilité au changement
Tout le monde ne réagit pas de la même façon. Le chronotype (plutôt du matin ou plutôt du soir) est lié au moment où vous vous sentez au mieux sur les plans cognitif et physique, et à la manière dont votre horloge interne se « cale » en phase par rapport au temps social. Des preuves indiquent que le chronotype peut changer avec les variations saisonnières, probablement en raison de différences d’exposition à la lumière, les personnes réagissant diversement aux changements de la durée du jour. [10]
Fin mars : le changement d’heure comme « microchoc » supplémentaire
Dans de nombreux pays européens, le passage à l’heure d’été a lieu fin mars. Ce n’est pas le seul facteur, mais cela peut s’ajouter comme stimulus supplémentaire par-dessus le changement de saison. Une revue systématique dans Sleep Medicine Reviews conclut que le passage à l’heure d’été est souvent associé à des effets défavorables sur la durée/la qualité du sommeil et à une somnolence accrue, les « couche-tard » pouvant être relativement vulnérables. [11]
Dans une grande analyse issue de la Canadian Longitudinal Study on Aging, le désalignement circadien (comme avec le décalage horaire, le travail posté et le changement d’heure) est aussi explicitement relié aux perturbations du sommeil, aux effets neurocognitifs, à la fatigue et aux changements d’humeur, comme cadre conceptuel, et non comme « preuve » que chaque plainte individuelle en mars vient de là. [12]
Les allergies, un facteur printanier souvent sous-estimé
La fatigue printanière n’est pas toujours une question de biorythme. Si vous souffrez de rhinite allergique (rhume des foins), il existe de solides preuves que cela est associé à une moins bonne qualité de sommeil et à des perturbations du sommeil, et donc indirectement aussi à une fatigue diurne. Une revue systématique et une méta-analyse d’études observationnelles ont mis en évidence des associations entre la rhinite allergique et la durée/les problèmes de sommeil, ce qui contribue de façon plausible à « je suis fatigué au printemps ». [13]
Perspective sur la longévité : énergie et résilience
La longévité concerne principalement la durée de vie en bonne santé[14]: une longue période de bon fonctionnement physique et mental, de capacité de récupération et d’autonomie, et non « vivre le plus vieux possible » comme objectif isolé. [15] Dans ce cadre, la fatigue de mars est intéressante parce qu’elle touche souvent à trois niveaux qui sont aussi centraux dans le vieillissement en bonne santé :
Rythme circadien
Avec l’avancée en âge, la structure du sommeil, l’amplitude circadienne et le timing changent souvent (par exemple plus de fragmentation, une autre préférence de phase). Des revues sur le « vieillissement circadien » décrivent que l’affaiblissement de la fonction circadienne est lié à des domaines plus larges tels que le sommeil, la régulation métabolique, les processus cognitifs et le statut inflammatoire — précisément les domaines dans lesquels les gens ressentent aussi de l’« énergie ». [16]
Métabolisme énergétique
Le métabolisme énergétique concerne la manière dont votre corps transforme les carburants (glucides, lipides, acides aminés) en énergie utilisable et comment l’offre et la demande restent en équilibre. Le manque de sommeil et le désalignement circadien sont considérés, dans de grandes revues, comme des stresseurs métaboliques : ils influencent notamment l’apport et la dépense énergétiques ainsi que la régulation hormonale. Ce n’est pas un mécanisme « spécifique à mars », mais c’est un prisme qui permet de comprendre pourquoi une période de décalage de rythme peut être ressentie comme plus fatigante. [17]
Fonction mitochondriale
Les mitochondries jouent un rôle central dans la production d’énergie cellulaire et sont très présentes dans les tissus à forte dépense énergétique comme les muscles. Des revues sur le vieillissement du muscle squelettique décrivent que l’âge peut s’accompagner de changements dans la biogenèse mitochondriale, la dynamique et le contrôle qualité (comme la mitophagie), ce qui est associé à une diminution de la fonction musculaire et de la résilience physique dans le contexte de la sarcopénie. [18]
La traduction pratique de la fatigue de mars n’est pas : « tes mitochondries fonctionnent soudainement moins bien en mars », mais : un corps avec moins de réserve de récupération (en raison de l’âge, du stress, d’un mauvais sommeil, de l’inactivité, de déficits énergétiques ou d’une maladie) peut « ressentir » plus nettement une période de changement de rythme et de routine. Cette interprétation s’accorde aussi avec les nombreuses preuves montrant que les facteurs de mode de vie (sommeil, activité physique, alimentation, santé mentale, contexte social) sont associés au vieillissement en bonne santé et au fonctionnement. [19]
Des stratégies fondées sur des preuves pour soutenir l’énergie et la récupération
Ci-dessous, pas de « solutions rapides », mais des interventions avec une base scientifique raisonnable, qui s’inscrivent dans l’autonomie et la résilience.
Le rythme d’abord : le sommeil comme fondation
Pour la plupart des adultes, ≥7 heures de sommeil par nuit sont associées à une meilleure santé et un meilleur fonctionnement ; cela est établi dans une recommandation consensuelle conjointe de l’American Academy of Sleep Medicine[20] en de Sleep Research Society[21]. [22]
En mars (et surtout autour du changement d’heure), un principe utile est : stabilise d’abord tes horaires, puis n’optimise les « biohacks » qu’ensuite. Cela signifie : une heure de réveil fixe (même le week-end) et une heure de coucher qui s’ajuste de manière réaliste pour te permettre d’avoir suffisamment de sommeil. Dans les études de population, la désynchronisation circadienne est justement considérée comme un facteur pouvant perturber le sommeil et le fonctionnement. [23]
Hygiène lumineuse : plus de lumière du jour, moins de lumière tardive
L’intervention lumineuse la mieux étayée est souvent étonnamment simple : la lumière du matin. Une revue systématique sur la lumière en relation avec le sommeil chez les adultes montre que le timing est important : une lumière matinale plus intense est plus souvent associée à des résultats subjectifs de sommeil favorables ; une lumière du soir plus intense est plus souvent associée à des résultats subjectifs de sommeil défavorables. [6]
Concrètement, cela signifie en pratique : - essaie (si possible) de t’exposer à la lumière extérieure dans la première partie de la journée ; - atténue les lumières vives en fin de soirée (lumière du salon, tablette/téléphone près du visage, travail devant un écran lumineux), surtout si tu remarques qu’il devient plus difficile de t’endormir.
Le fait que la lumière du soir puisse influencer la mélatonine et l’état d’éveil a aussi été décrit dans des contextes expérimentaux, ce qui renforce la plausibilité de « soirée calme, matin actif ». [24]
Activité physique : l’« outil énergie » le plus fiable à long terme
Pour la longévité, l’activité physique est l’un des piliers les mieux étayés. La World Health Organization[25] recommande pour les adultes (y compris 65+) 150–300 minutes par semaine d’activité aérobie d’intensité modérée ou 75–150 minutes d’activité d’intensité élevée, plus des activités de renforcement musculaire. [26]
Du point de vue du métabolisme énergétique et des mitochondries, la logique est claire : l’entraînement peut soutenir la capacité mitochondriale et la fonction musculaire, et des revues décrivent que les stimuli aérobies comme de renforcement peuvent en partie freiner le déclin lié à l’âge, à condition que le programme soit adapté et tenable. [27]
Concrètement, en mars :
- Choisis une option facile d’accès (marcher tous les jours) comme base.
- Ajoute 2–3× par semaine du renforcement (corps entier, principaux groupes musculaires).
- Si tu es déjà fatigué : augmente le volume progressivement ; la surcharge sans récupération peut au contraire accentuer la fatigue.
Cela s’accorde aussi avec l’approche médicale de la fatigue physiologique comme un déséquilibre entre dépense et récupération. [28]
Alimentation et timing : soutenir sans compliquer
Le cœur de la fatigue de mars est souvent : « mon système fonctionne juste un peu autrement. » Il est alors utile d’utiliser l’alimentation surtout comme source de stabilité : manger régulièrement, consommer suffisamment de protéines, s’hydrater suffisamment, et éviter de manger trop lourd trop tard si ton sommeil est fragile. Dans un cadre plus large, de grandes revues décrivent qu’un sommeil insuffisant et une désynchronisation circadienne sont associés à une perturbation de la régulation métabolique et du comportement alimentaire, ce qui peut expliquer pourquoi les gens ont davantage faim lors d’un changement de rythme ou mangent moins « stablement ». [17]
Ceux qui souhaitent expérimenter de manière ciblée peuvent aussi regarder horaires de repas réguliers: la régulation circadienne et le métabolisme sont étroitement liés et le timing semble pertinent, même si le domaine est encore en développement et très dépendant du contexte. [29]
Stress, charge mentale et « fatigue cognitive »
Une baisse d’énergie en mars est parfois surtout mentale : plus de stimulations, plus de plans, plus de « devoir » dès qu’il fait plus clair. De manière générale, il existe de bonnes preuves que la perturbation circadienne et le manque de sommeil sont liés à de moins bonnes performances cognitives, davantage de somnolence et une humeur plus basse. [30]
Une intervention calme et efficace n’est alors pas un complément, mais le fait d’enlever des frictions :
- 1 endroit fixe pour les plans/rendez-vous,
- une soirée par semaine en « faible stimulation » comme ancre de récupération,
- court moment à la lumière du jour + promenade tranquille comme « reset » (lumière + mouvement est une combinaison puissante en biologie circadienne). [31]

Boosters de NAD+ et compléments dans leur contexte
Qu’est-ce que le NAD+ et pourquoi cet intérêt ?
NAD⁺ (nicotinamide adénine dinucléotide) est un coenzyme impliqué dans les réactions d’oxydo-réduction et le métabolisme énergétique (notamment dans les processus mitochondriaux) et intervient aussi dans la réparation de l’ADN et la réponse au stress cellulaire. Le concept de « NAD⁺Le « boosting » vient de la biologie du vieillissement et de modèles précliniques, dans lesquels le NAD⁺-l’augmentation montre régulièrement des effets favorables sur les marqueurs métaboliques et mitochondriaux. [33]
Les boosters de NAD+ peuvent-ils aider pour l’énergie ou la fatigue ?
La fatigue est rarement une seule chose. Ce n’est pas un bouton simplement « on » ou « off ». Surtout après quarante ans, beaucoup de personnes remarquent que leur énergie change subtilement. Pas forcément à cause d’une maladie, mais en raison d’une combinaison de qualité du sommeil, charge de stress, changements hormonaux et modifications du métabolisme énergétique cellulaire.
Dans ce contexte, la question revient de plus en plus souvent de savoir si les NAD⁺-boosters peuvent aider.
Lorsque nous parlons de NAD⁺-boosters, nous faisons généralement référence à des substances comme nicotinamide riboside (NR) et nicotinamide mononucléotide (NMN). Ce sont des précurseurs du NAD⁺, un coenzyme essentiel à la production d’énergie dans les mitochondries, les « centrales énergétiques » de nos cellules.
Pourquoi le NAD⁺ est fondamental pour l’énergie
NAD⁺ joue un rôle central dans des processus directement liés à la production d’énergie cellulaire. Il intervient dans la production d’ATP dans les mitochondries, soutient les mécanismes de réparation de l’ADN et active des familles d’enzymes comme les sirtuines, impliquées dans la réponse au stress et la régulation métabolique.
Ce qu’il est important de comprendre : le NAD⁺-le soutien ne fonctionne pas comme un stimulant. Il ne donne pas de « coup de boost » direct comme la caféine. Il soutient un processus biologique sous-jacent qui, avec l’âge, peut progressivement fonctionner moins efficacement. Cette diminution du NAD⁺La baisse de disponibilité est bien documentée dans la littérature et est considérée comme l’une des caractéristiques du vieillissement cellulaire.
Lorsque ce système est soutenu, cela peut contribuer à une gestion de l’énergie plus efficace au niveau cellulaire.
Régulation circadienne du NAD⁺
Un mécanisme moins connu mais biologiquement important est que le système circadien est aussi étroitement lié à la régulation du NAD⁺.
Le NAD⁺ (nicotinamide adénine dinucléotide) est un coenzyme essentiel impliqué dans la production d’énergie cellulaire, la fonction mitochondriale et la réparation de l’ADN. Ce qui est souvent moins connu, c’est que les niveaux de NAD⁺ suivent eux-mêmes un schéma circadien.
La recherche montre que l’horloge circadienne centrale, via des gènes tels que CLOCK et BMAL1, régule l’activité de l’enzyme NAMPT, une enzyme clé de la voie dite de sauvetage du NAD⁺ (salvage pathway). Ainsi, les niveaux de NAD⁺ fluctuent au cours de la journée, souvent avec une activité plus élevée pendant la phase active du rythme circadien. [32]
Cette relation fonctionne en outre dans les deux sens. Le NAD⁺ est nécessaire à l’activité des sirtuines, en particulier SIRT1, des enzymes qui, à leur tour, participent à la régulation de l’expression génique circadienne et des processus métaboliques. Le système circadien et le métabolisme du NAD⁺ constituent ainsi un mécanisme biologique de rétroaction reliant la gestion de l’énergie, les processus de réparation et les rythmes quotidiens. [33]
De ce point de vue, il est compréhensible que des facteurs qui influencent le rythme circadien, comme l’exposition à la lumière, la qualité du sommeil, l’activité physique et les horaires des repas, soient aussi indirectement liés aux processus énergétiques cellulaires.
Que montrent les études chez l’humain ?
Pour la NR, des études randomisées, en double aveugle, en cross-over chez des adultes d’âge moyen et âgés ont montré que le NAD⁺le métabolisme du NAD est augmenté de manière fiable, avec un profil de sécurité favorable [36]. Cela signifie que la substance active réellement le système biologique visé, ce qu’on appelle l’engagement de la cible.
Pour le NMN, c’est quelque chose de comparable. Dans plusieurs études chez des hommes âgés et des adultes d’âge moyen en bonne santé, une hausse du NAD sanguin a été observée⁺ ou des métabolites apparentés. Là aussi, une supplémentation pendant des semaines à des mois a été bien tolérée [37] .
Une revue systématique guidée par PRISMA jusqu’en octobre 2025 conclut que la NR et le NMN atteignent de manière constante leur cible biologique chez l’humain, à savoir l’augmentation de biomarqueurs liés au NAD [38]. Dans plusieurs études chez l’humain, on observe des améliorations ciblées de paramètres métaboliques et fonctionnels associés à la gestion de l’énergie et à la fonction musculaire. Cela reflète le mécanisme sous-jacent du NMN : augmenter le NAD⁺, un cofacteur crucial pour la production d’énergie mitochondriale et les processus de réparation cellulaire. Précisément parce que le NMN agit à ce niveau fondamental, nous observons des effets qui s’inscrivent dans un soutien structurel plutôt que dans une suppression temporaire des symptômes.
Ce qui est toutefois clair, c’est que le NAD⁺-boosters soutiennent des processus fondamentalement impliqués dans la production d’énergie et la récupération. Dans une perspective de longévité, c’est un angle d’approche pertinent. Non pas parce que cela offre une solution rapide, mais parce que cela agit sur un système biologique central pour bien vieillir.
NAD⁺-soutien dans le cadre d’une stratégie plus large
Chez Enduravita, nous ne considérons jamais les compléments alimentaires comme un substitut au mode de vie. La base de l’énergie et de la résilience repose sur un sommeil régulier, un rythme circadien stable, un entraînement régulier de force et d’endurance, la santé métabolique et la régulation du stress. Les revues systématiques sur le vieillissement en bonne santé montrent à maintes reprises que les interventions sur le mode de vie sont déterminantes pour le fonctionnement, la résilience et la qualité de vie [19].
Sur cette base, des interventions ciblées peuvent être pertinentes. NR et NMN soutiennent la disponibilité du NAD⁺, une molécule impliquée dans la fonction mitochondriale et les processus de réparation cellulaire [35]. La littérature mécanistique associe le resvératrol à des voies telles que AMPK–SIRT1–PGC-1α, qui sont également liées à l’homéostasie énergétique et à l’adaptation au stress [36]. TMG (bétaïne) contribue à un métabolisme normal de l’homocystéine. L’effet bénéfique est obtenu avec un apport quotidien de 1,5 g de bétaïne [37]. Le TMG est souvent utilisé en combinaison avec le NMN.
Ces substances ne sont pas des remèdes miracles. Elles constituent des maillons potentiels au sein d’un ensemble plus large : soutenir des processus cellulaires impliqués dans l’énergie, la récupération et la résilience métabolique.
Une approche rationnelle
Qui envisage d’utiliser le NAD⁺-soutien, a tout intérêt à aborder cela comme une expérience personnelle avec des objectifs clairs. Pense à des paramètres comme la qualité du sommeil, l’énergie au réveil ou la récupération après l’entraînement, évalués sur une période délimitée. En cas de prise de médicaments, de grossesse ou d’affection chronique, il est judicieux d’effectuer au préalable un ajustement professionnel avec un médecin ou un professionnel de santé.
L’essentiel est clair : NR et NMN augmentent de façon démontrable le NAD⁺-biomarqueurs associés. C’est étayé sur le plan biochimique.
Et au final, la longévité ne repose pas sur un coup de boost énergétique rapide, mais sur le soutien des systèmes qui maintiennent ton corps résilient sur le long terme.
Sources :
[1] [4] [8] Les effets des saisons et de la météo sur les cycles de sommeil mesurés par une collecte multimodale longitudinale - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8080821/
[2] [28] Fatigue chez l’adulte : évaluation et prise en charge | AAFP
https://www.aafp.org/pubs/afp/issues/2023/0700/fatigue-adults.html
[3] Je suis fatigué. Qu’est-ce que cela peut être ? | Thuisarts
https://www.thuisarts.nl/moeheid/ik-ben-moe-wat-kan-zijn
[5] [10] Impact des saisons sur le chronotype d’un individu : perspectives actuelles | NSS
[6] [20] [31] Revue systématique de la quantité et du moment de l’exposition à la lumière en association avec des résultats de sommeil objectifs et subjectifs chez des adultes vivant dans la communauté - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6814154/
[7] [24] Impact des expositions à la lumière du soir avec différents angles solides sur les rythmes circadiens de la mélatonine, la vigilance et le confort visuel en milieu automobile - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9680305/
[9] Frontiers | Saisonnalité du sommeil humain : données polysomnographiques d’une clinique du sommeil neuropsychiatrique
https://www.frontiersin.org/journals/neuroscience/articles/10.3389/fnins.2023.1105233/full
[11] Effets de l’heure d’été et des transitions d’heure sur le sommeil et la somnolence : revue systématique - PubMed
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41110263/
[12] [14] [23] [30] Effets de la saison et des changements d’heure (heure d’été) sur les symptômes du sommeil : Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10351306/
[13] Association entre la rhinite allergique et le sommeil
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371%2Fjournal.pone.0228533&
[15] Article de synthèse : définitions de la durée de vie en bonne santé (healthspan) : une revue systématique
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1568163725001527
[16] Frontiers | Système circadien et vieillissement : là où les deux temps interagissent
https://www.frontiersin.org/journals/aging/articles/10.3389/fragi.2025.1646794/full
[17] Rôle du manque de sommeil et du désalignement circadien dans l’obésité | Nature Reviews Endocrinology
https://www.nature.com/articles/s41574-022-00747-7
[18] Adaptations mitochondriales dans le muscle squelettique vieillissant : implications pour l’entraînement en résistance afin de traiter la sarcopénie - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11355854/
[19] Voies fondées sur des preuves vers un vieillissement en bonne santé : revue systématique et méta-analyse des interventions sur le mode de vie pour la longévité et le bien-être - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12674651/
[21] [37] La supplémentation en bétaïne diminue l’homocystéine plasmatique chez des adultes en bonne santé : une méta-analyse - PMC
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[22] Durée de sommeil recommandée pour un adulte en bonne santé - PubMed
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[25] [33] [34] [39] Supplémentation en NAD⁺ pour l’anti-âge et le bien-être : revue systématique guidée par PRISMA des preuves précliniques et cliniques - ScienceDirect
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[26] Recommandations 2020 de l’Organisation mondiale de la Santé sur l’activité physique ... - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7719906/
[27] Les mitochondries comme cibles nutritionnelles pour maintenir la santé musculaire et les capacités physiques pendant le vieillissement | Médecine du sport | Springer Nature Link
https://link.springer.com/article/10.1007/s40279-024-02072-7
[29] Rythmes circadiens dans le métabolisme et la santé mentale
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2468867325000240
[32] Prise en charge de la fatigue en soins primaires - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9815175/
[35] Une supplémentation chronique en riboside de nicotinamide est bien- ...
https://www.nature.com/articles/s41467-018-03421-7?utm_source=chatgpt.com
[36] https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/mco2.70252?utm_source=chatgpt.com
[37] Une supplémentation chronique en mononucléotide de nicotinamide augmente les niveaux sanguins de nicotinamide adénine dinucléotide et modifie la fonction musculaire chez des hommes âgés en bonne santé | npj Aging
https://www.nature.com/articles/s41514-022-00084-z
[39] Efficacité d’une supplémentation orale en mononucléotide de nicotinamide sur le métabolisme du glucose et des lipides chez l’adulte : revue systématique avec méta-analyse d’essais randomisés contrôlés - PubMed
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39116016/
[40] Effet du mononucléotide et du riboside de nicotinamide sur la masse et la fonction des muscles squelettiques : revue systématique et méta-analyse - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12022230/
[35] Effets du riboside de nicotinamide sur les niveaux de NAD+, la cognition ...
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12675013/?utm_source=chatgpt.com
[36] Effet d’une supplémentation en resvératrol sur les indicateurs de l’obésité : une revue critique « umbrella » des méta-analyses d’interventions - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12664858/