Nouvelle étude humaine : le NMN augmente le NAD⁺ chez l’homme, et le microbiome intestinal semble jouer un rôle clé
En janvier 2026, une nouvelle étude humaine intéressante a été publiée dans la revue scientifique Nature Metabolism. Les chercheurs ont comparé trois précurseurs bien connus du NAD⁺ :
- NMN (mononucléotide de nicotinamide)
- Riboside de nicotinamide (NR)
- Nicotinamide (NAM / vitamine B3)
Les résultats apportent de nouveaux éclairages sur la manière dont ces substances influencent le métabolisme du NAD⁺ chez l’être humain, et suggèrent que le microbiome intestinal pourrait jouer un rôle bien plus important qu’on ne le pensait auparavant.
Pourquoi le NAD⁺ est-il important ?
NAD⁺ (nicotinamide adénine dinucléotide) est un coenzyme essentiel impliqué dans :
- production d’énergie cellulaire
- fonction mitochondriale
- réparation de l’ADN
- réponse au stress oxydatif
- activité des sirtuines
- vieillir en bonne santé
Les niveaux de NAD⁺ diminuent progressivement avec l’âge. C’est pourquoi les substances comme la NMN et la NR suscitent un grand intérêt scientifique, car elles peuvent aider l’organisme à maintenir des taux sains de NAD⁺.
Plan de l’étude
L’étude a porté sur des adultes en bonne santé qui, pendant 14 jours, ont reçu l’une des substances suivantes :
- NMN (500 mg par jour)
- NR (500 mg par jour)
- nicotinamide (500 mg par jour)
- placebo
De plus, les chercheurs ont analysé :
- taux sanguins de métabolites liés au NAD⁺
- conversion microbienne dans l’intestin
- différences dans les voies métaboliques
L’objectif n’était pas seulement de voir si le NAD⁺ augmentait, mais surtout comment cela se produit.
Qu’ont découvert les chercheurs ?
1. La NMN comme la NR ont augmenté le NAD⁺ chez l’être humain
L’une des principales conclusions de l’étude :
La NMN et la NR ont toutes deux augmenté de manière significative des biomarqueurs liés au NAD⁺ dans le sang.
Les effets de la NMN et de la NR étaient largement comparables.
Cela soutient des indications antérieures selon lesquelles la NMN orale est biologiquement active chez l’être humain.
2. Le microbiome intestinal semble jouer un rôle important
Plus intéressant encore, la découverte que les bactéries intestinales sont probablement impliquées dans la conversion du NMN et du NR.
Les chercheurs ont observé des indications que :
- le NMN et le NR sont en partie convertis en acide nicotinique (niacine)
- après quoi l’organisme reconstruit le NAD⁺ via la voie dite de Preiss-Handler
Cela suggère que :
- le NMN oral pourrait ne pas être absorbé uniquement « directement »
- mais qu’il agit en partie via une conversion microbienne et métabolique
C’est scientifiquement important, car il existe depuis des années un débat sur :
- l’absorption du NMN
- stabilité dans le tractus gastro-intestinal
- différences entre le NMN et le NR
Cette étude montre que la réalité est probablement plus complexe qu’un simple débat « absorption ou dégradation ».
Qu’est-ce que cela signifie pour la supplémentation en NMN ?
Cette étude est particulièrement importante parce qu’elle renforce trois points :
1. Plausibilité mécanistique
Les résultats soutiennent que le NMN oral influence réellement les processus liés au NAD⁺ chez l’humain.
2. Nouveaux éclairages sur l’absorption et le métabolisme
Le microbiome intestinal semble pouvoir jouer un rôle clé dans la façon dont les boosters de NAD⁺ agissent.
3. Étayage pour des recherches supplémentaires
L’étude aide à expliquer pourquoi certaines personnes pourraient réagir plus fortement aux précurseurs du NAD⁺ que d’autres.
Notre vision
Chez EnduraVita, nous suivons de près les nouvelles avancées scientifiques autour du NMN, du NAD⁺ et du vieillissement en bonne santé.
Bien que la recherche sur les précurseurs du NAD⁺ soit encore en plein développement, des études comme celle-ci contribuent à une meilleure compréhension de :
- énergie cellulaire
- santé mitochondriale
- mécanismes du vieillissement
- l’interaction complexe entre la nutrition, le métabolisme et le microbiome
Référence/source :
Christen S. et al.
« L’impact différentiel de trois différents boosters de NAD⁺ sur le NAD circulant et le métabolisme microbien chez l’humain. »
Nature Metabolism (2026)
DOI: 10.1038/s42255-025-01421-8
PubMed: PubMed 41540253