Magnésium L-thréonate et magnésium cérébral
Le magnésium est un minéral essentiel au fonctionnement du système nerveux. Pourtant, les recherches montrent qu’augmenter les niveaux de magnésium dans le cerveau n’est pas simple.
De nombreux sels de magnésium traditionnels augmentent bien les niveaux de magnésium dans le sang, mais ont une influence limitée sur le système nerveux central.
La barrière hémato-encéphalique
Le cerveau est protégé par la barrière hémato-encéphalique, une membrane sélective qui détermine quelles substances, depuis le sang, peuvent atteindre le tissu cérébral.
Ce mécanisme de protection est important pour la santé du cerveau, mais il rend aussi plus difficile l’accès de certains nutriments au cerveau.
Le L-thréonate de magnésium a été développé pour répondre à ce problème.
Un composé particulier de magnésium
Le L-thréonate de magnésium est un composé de magnésium et d’acide thréonique, un métabolite de la vitamine C.
Les recherches suggèrent que cette combinaison peut faciliter le transport du magnésium vers le système nerveux central.
Une étude de Sun et al. (2016) a montré que le L-thréonate de magnésium peut augmenter efficacement la concentration de magnésium dans le cerveau.
Ce mécanisme constitue la base de recherches supplémentaires sur le rôle de ce composé dans la santé cognitive.
L’étude de Slutsky et al. (2010) a en outre montré qu’une augmentation du magnésium dans le cerveau peut entraîner des améliorations de la plasticité synaptique et de la mémoire.
Pourquoi le magnésium cérébral est important
Le magnésium dans le cerveau joue un rôle dans la transmission des signaux neuronaux, la stabilité synaptique et la protection des cellules nerveuses.
En soutenant ces processus, le magnésium peut contribuer au maintien des fonctions cognitives tout au long de la vie.
L-thréonate de magnésium constitue donc un domaine de recherche intéressant en neurosciences et en sciences de la nutrition.
Références :
Sun et al., 2016 – Neuropharmacology
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27178134/
Slutsky et al., 2010 – Neuron
https://doi.org/10.1016/j.neuron.2009.12.026